En cours de réalisation

Nous devrions désormais appeler l'homo œconomicus l'homo économinotaure.

(Le minotaure est ce monstre, qui, prisonnier de son labyrinthe (après en avoir consommé toutes les ressources naturelles), devra dévorer ses propres enfants pour survivre).

Saturne dévorant un de ses fils - GOYA

 

 

Nous sommes des entropithèques pathétiques ! Il était courant d'entendre quand la religion était encore la reine incontestable de ce monde : "en dehors de l'église, point de salut". L'illusion religieuse ne fonctionnant  plus vraiment (du moins en Europe) à notre époque, on a assisté a une sorte de glissement sémantique, le mot capitalisme remplaçant progressivement le mot église (Le capitalisme comme religion -Walter Benjamin )  . On doit maintenant se soumettre à l'impératif idéologique du "en dehors du capitalisme, point de salut". Les églises sont certes vides, mais malheureusement notre inconscient est encore saturé par l'héritage judéo-chrétien !

 

L'inanition économique nous guette, l'effondrement climatique arrive à pas de géant ! Aucun capitaine Fracasse pourra nous tirer de là.

" Le tout est plus que la somme des parties" nous a dit Aristote il y a bien longtemps. Voilà qui devrait nous obliger à avoir une pensée systémique.

Le capitaliste qui  entend l'arbre que l'on abat dans la forêt pour en vendre le bois, n'entend pas au préalable la forêt qui pousse. La seule somme qui l'intéresse est celle qui fait grossir son portefeuille.

 

 

Et pourtant la révolution industrielle nous a donné quelques œuvres magnifiques comme ce Claude Monet ci-dessous.

Claude Monet, The Gare St-Lazare, 1877

L'imagination échevelée de Jean Tinguely a fabriqué des machines poétiques, dignes des locomotives peintes par Monet. Ces bricolages savants sont même capables de produire de la musique aléatoire ou des gribouillages. Comme des rots d'entropie.

META_Matic - Jean Tinguely

Nous sommes à présent plus que jamais face au dilemme écologique. Allons nous demeurer dans la beauté des choses ou bien succomber demain au nom de la croissance infinie au capitalisme roi ?

 

"Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses"

(Louis Aragon - « Strophes pour se souvenir »).

 

Qui, demain, pourra encore dire cela à ses enfants ?

 

 

Nous sommes passé du capitalisme de subsistance au capitalisme de profatibilité. Sans retour en arrière possible !  Le capitalisme de subsistance a une incidence non négligeable sur la nature, mais une incidence pardonnée car incontournable. Il n'en est pas de même avec le capitalisme de profitabilité qui se comporte en  prédateur envers la nature. Le spécisme à le vent en poupe.

 Il n'est certes pas semblable avec la migration "marabunta " des fourmis nomades.  Les raids dévastateurs des barbares comme les Vandales sont encore dans notre mémoire.

Les avancées significatives (niveau de vie, santé) servent de justification aux promoteurs nostalgiques du "on ne change rien", c'est pas si mal même si ce n'est pas parfait (surtout si on est du bon côté des choses) !

Être humain, devrait nous conduire à  être l'acteur d'une odyssée et non d'un naufrage programmé par notre avidité  !

 

« Il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde à une égratignure de mon doigt » (David Hume)

FINANCE SANS CONSCIENCE N'EST QUE RUINE DE L'ÂME !

La finance va-t-elle dévorer ses propres enfants au nom de la croissance !

 

La terre ne va pas  connaitre pas malheureusement une apocalypse climatique rapide et inexorable mais un long et douloureux supplice chinois.

 

 

Duel au gourdin ou la Rixe - 1819 -1923

L'art exprime nos doutes,nos joies, nos interrogations.  il imprime durablement nos rétines, nos pensées. C'est un instantané, une pirolyse cathartique, une mise en abyme de nos vies.  Il doit, pour cela, rompre avec la lénification du cycle, le déroulé sempiternel du temps .Une oeuvre peut véhiculer une trame annonciatrice qui s'appliquera parfaitement à un moment donné à l"écologie, comme cette peinture de GOYA. Elle illustre métaphoriquement la lutte entre la conception schumpétérienne et la nature. Les deux protagonistes qui se livrent une lutte acharnée, s'enfoncent de concert dans les sables mouvants de la réalité (l'effondrement du monde). 

 

D'après la fée électricité de DUFY - créa num FP

L'art peut parler d'écologie mais il ne peut être en soi une pratique écologique.

 

Le land art  doit beaucoup aux tractopelles. L'art rupestre, apparemment le plus vertueux en matière d'écologie, n'a pu être réalisé sans les torches allumées dans les cavernes. La combustion, quelle qu'elle soit, a une empreinte carbone, même infinitésimale. L'art de ficelle laisse ainsi des empreintes qui s'amoncellent au fil du temps.  L'art peut parler d'écologie mais il ne peut être en soi une pratique écologique  (à part écrire des haïkus dans sa tête - ce qui demande néanmoins une énergie apportée par l'alimentation !).

 

 L'Arte Povera et son économie de moyens et les thématiques qu'il soulève, peut  prétendre à nos yeux (représenter cet art "écologique".

 

 « Si l’on ne paie à temps ses dettes à la nature, elle vous fait ensuite payer des intérêts usuraires » Lettre de René Daumal à Max-Pol Fouchet – 4 juin 1941

L’adoration du veau d’or, Nicolas Poussin
L'échouage (fenêtre sur cour) acryl 40x40cm - FP

 

Une sorte de solipsisme mercantile (ou solipsisme de conformité) semble prédominer

 

Le "turning point " ou point de bascule approche à grands pas. Le yakafokon des uns et des autres,  c'est le pansement sur la jambe de bois. La réponse actuelle de la société organisée est inopérante car paramétrique et non systémique. Autrement dit, c'est foutu car l'humanité agissante à davantage les yeux rivés sur le modèle black sholes, l'économie comportementale (Kahneman), le shadow banking, les miracles sonnants et trébuchants de Blythe Masters, la théorie des jeux (équilibre de Nash) ou encore sur la géométrie fractalienne des marchés, que sur la communauté de destin. Une sorte de solipsisme mercantile  ( il n'y a pour le sujet pensant qu'une seule réalité, celle des marchés !). Ce solipsisme mercantile est notamment le moteur du marché. Ce solispsisme mercantile (ou solipsisme de conformité  - le monde m'est donné, donc je m'y conforme pour me réaliser pleinement) est une forme de solipsisme égoïste . La SAINTE CROISSANCE est maintenant la nouvelle divinité à vénérer.

Le capitalisme est un grand réificateur. IL réifie tout pour en faire un objet incontournable donc désirable. Nul doute qu'il se vendra à lui-même la corde pour se pendre. Mais attention, une corde en chanvre, écologie oblige !

 

La magie funeste des algorythmes œuvre sournoisement et nous pousse chaque jour un peu plus au bord du précipice.

 

On devrait maintenant appeler l'homo œconomicus "homo économinotaure" tant son avenir est compté. Nos sociétés et leurs appendices (religion, médias etc.) ,  promeuvent de plus en plus l'illusion d'une forme de spécisme social pour calmer nos angoisses.

(Le minotaure est ce monstre, qui, prisonnier de son labyrinthe (après en avoir consommé toutes les ressources naturelles), devra dévorer ses propres enfants pour survivre).

 

La canette et le néant - acryl 50x50cm - FP
Thwaites mon amour acrylique 30x30 cm
L'oiseau mazouté

« Dieu est mort » ( Gott ist tot) 

clamait Nietzsche.

 

La terre va mourir à son tour.

 Tout ce que nous faisons n'est que soins palliatifs et surtout dilatoires.

Le libéralisme à supprimé la classe ouvrière au profit d'un Lumpen prolétariat dont la masse enfle chaque jour. Attention, celui-ci, tel un balancier passe facilement d'un extrême à l'autre .

 

 

 

Le "turning point " ou point de bascule approche à grands pas. Nous allons tristement assister à une amplification du yakafokon et de l'égoïsme de classe  des TPMG (tout pour ma gueule) - les premiers désirants avant tout faire partie du second groupe. Pour ma part je me range les jours de défaite acceptée chez les aquabonistes.

 

La réponse actuelle de la société est essentiellement paramétrique (alors qu'il faudrait une réponse systémique). Autrement dit, c'est foutu, l'égoïsme roi et l'aveuglement stupide du monde nous condamne d'ores et déjà !

 

 

« Aussi longtemps que les lois ne seront pas assez parfaites, ou les gouvernements assez bons pour préserver l'homme de l'effet des plus fréquentes combinaisons de la fortune, et de la collision meurtrière des intérêts ; aussi longtemps que la machine sociale sera assez défectueuse pour que ceux qu'elle doit protéger aient à craindre d'être broyés à chaque instant par le jeu de ses ressorts, il sera absurde, odieux et barbare de vouloir empêcher ceux que la roue menace, de se mettre à l'abri du supplice en se jetant dans ce fleuve éternel, sur lequel la pitoyable machine est incessamment suspendue. »

- Alphonse RABBE -

 

 

 

 

L'oiseau mazouté

( cadre réalisé à partir du recyclage d'un baril d'une grande compagnie pétrolière )

 

 

 

six feet under - acrylique 45x54cm - FP

Les incendies de forêt vu par Philéas :

Philéas - Les arbres noirs
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